Typographie et cinéma de Lionel Orient Dutrieux

L'écrit est une composante capitale de l'image cinématographique, et du cinéma dans son ensemble comme phénomène social et communicationnel. Le livre de Dutrieux a le mérite de se focaliser sur un aspect de l'écrit bien spécifique, la typographie, qu'il expose dans son histoire et dont il situe bien les différents enjeux tant esthétiques que médiatiques et économiques.


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Stan Brakhage : écriture et poétique du corps

Stan Brakhage est l'un des cinéastes expérimentaux les plus importants, aussi bien qualitativement que quantitativement : entre 1952 et 2004, il a réalisé un peu plus de 300 films, pour la plupart des court métrages. Dans son ensemble, la démarche cinématographique de Brakhage est orientée par une recherche de la pure visualité, ou comme le disait André Parente parlant d'un « cinéma matière », d'un état où « l'oeil n'est plus distinct des choses »  : le film s'offre comme une expérience visionnaire dépassant les constructions verbales et rationnelles, qui conditionnent aussi la vision. Elle n'exclut pas cependant un usage du texte et des sources littéraires ancré dans cette corporéité.


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J'ai mis neuf ans en ligne de Frédéric Danos : Un film sur le fil

 Frédéric Danos commence par réaliser des films de fiction, mais se sent poussé vers le documentaire par un désir d'interroger le réel et le rapport à l'autre. C'est là le point de départ du récit documentaire et performatif (mais ne pourrait-on pas aussi bien parler tout simplement de film ?) J'ai mis neuf ans à ne pas terminer, qui se scindera en de nombreux faisceaux et embranchements. L'inachèvement dont Danos fait état n'est pas ici une impuissance, mais plutôt la reconnaissance du réel comme non-fini, comme processus ouvert à la discussion, à la potentialité. C'est dans ce sens une évolution logique du film, d'abord présenté sous une forme que l'on pourrait dire scénique (le cinéaste, présent dans la salle, devant l'écran, commente les neuf séquences du film qu'il va projeter une à une), que d'être proposé depuis juin sous forme de visionnage sur internet guidé par téléphone.


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Michaux et le cinéma de Anne-Elisabeth Halpern

Cet ouvrage fait partie d'une collection consacrée aux rapports entretenus entre les écrivains, notamment poètes, et le cinéma (« Le cinéma des poètes ») : outre Michaux, il existe à ce jour des volumes consacrés à Breton, Benjamin Fondane ou Queneau, mais aussi à Duras, Epstein ou Jacques Brunius. Ce parti pris éditorial permet non seulement d'explorer le territoire fécond des échanges entre littérature et cinéma (car les écrivains n'ont pas seulement parlé de films : le cinéma a marqué en retour leur écriture), mais aussi d'en appeler à un cinéma de poésie, et à saisir par ailleurs la part constitutive du spectateur dans l'expérience poétique du film. 


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X-Event 2.6 (d'après le protocole Le goût) par Les gens d'Uterpan

Le cadre est parfaitement choisi : après un tortueux et passionnant parcours à travers l’histoire du médium photographique, les visiteurs de l’exposition imaginée par Jan Dibbets, La Boîte de Pandore, arrivent dans les dernières salles, où les procédés de cet art excèdent le cadre de la feuille de papier, poussé vers l’exploration d’une troisième dimension. Les formats sont plus grands, le champ du regard plus aéré. Pourtant des courants troubles parcourent l’espace.


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Festival de l'inattention

Le statut de ce texte est incertain. Il pourrait très bien s’apparenter à une fiction. Tant le rapport à l’œuvre d’art privilégié par Sophie Lapalu, dans son choix des artistes invités, est diffus, à la fois entêtant comme une ritournelle, insistant, comme un cailloux dans la chaussure (1) et furtif, mobilisant davantage le regard périphérique, l’écoute distraite, à même de se laisser happer par une invitation saugrenue, aménageant de véritables plages au hasard.


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CAMPING 2016

Retour sur les workshops de Xavier Le Roy et Sophie Perez.

L’énergie exubérante, orageuse est au beau fixe. Véritables bêtes de scène, les campeurs de Sophie Perez trépignent déjà derrière le rideau à moitié levé qui marque les coulisses de fortune du Point Perché au Palais de Tokyo. La déferlante qui s’en suit est phénoménale, elle ne représente qu’une infime partie de la richesse des expériences traversées pendant cette semaine de travail.


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Côté court, quelques notes sur le son

Si au cinéma l'attention se porte le plus souvent sur l'image, il est important de noter que le son joue à parts égales dans l'expérience audiovisuelle. Outre l'importance accordée à la musique dont témoignent les "Soirées (A)live", certains des films vus (et entendus, ou "audio-vus" pour parler comme Michel Chion) au Festival Côté Court cette année présentent un travail sonore particulièrement intéressant. 

 


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La création cinéma d'Alain Bergala

Recueil de textes écrits sur une période couvrant plus de 25 ans, La création cinéma d'Alain Begarla se propose d'envisager le film comme geste de création, selon un paradigme qui en plusieurs endroits tend à identifier le cinéaste à une sorte de démiurge, ce qui est au premier abord assez déroutant. S'il est tout à fait louable et généreux d'envisager le cinéma comme un art comparable à la peinture, et donc le cinéaste comme un artiste de plein droit, la comparaison devient problématique quand les acteurs et interprètes sont eux-mêmes pensés comme ses modèles et créatures, ce dernier terme sonnant ici avec beaucoup d'étrangeté. 


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Cinéma / Parole #27. Pierre Weiss

"Or, entre croire ou s'imaginer il y a cette différence : que quelque fois celui qui croit, sent qu'il ne comprend pas ce qu'il croit, bien qu'il n'ait aucun doute sur la chose qu'il sait qu'il ne comprend pas, si toutefois il la croit avec une pleine conviction ; tandis que celui qui s'imagine, pense savoir ce qu'il ignore complètement" (Saint-Augustin, Sur le mensonge).


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