Boris Charmatz / Flip book / Roman photo

Vêtus d'académiques aux couleurs bien acidulées, amateurs et danseurs professionnels partagent le plateau avec une énergie jubilatoire. Le format est ludique, le plaisir de danse communicatif. Roman photo, une expérience à vivre !


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Boris Charmatz / Entretien

Danseur et chorégraphe, directeur du Musée de la danse à Rennes, Boris Charmatz interprétait en janvier 2014, aux côtés de Franck Willems, la pièce de Tino Sehgal, sans titre (2000), dans le cadre de la programmation Spectacle Vivant du Centre Pompidou. Au fil de la discussion avec Smaranda Olcèse-Trifan, il revient sur ses connivences artistiques avec le lauréat du Lion d’or à la Biennale de Venise en 2013, sur les dernières évolutions dans le champs des arts plastiques de plus en plus permissif à l’irruption du vivant, enfin sur les projets à court et moyen terme du Musée de la danse.


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Tino Sehgal / Sans titre (2000)

Accueillir au sein de la programmation des Spectacles Vivants du Centre Pompidou la pièce de Tino Sehgal, sans titre (2000), s’apparente à un acte réflexif. Au delà de la valeur certaine de ce travail, il y va d’une mise en perspective singulière des développements qui ont bouleversé les rapports entre les arts plastiques et les arts vivants dans la dernière décade.


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Boris Charmatz / Levée des conflits

Boris Charmatz met en branle, sur le plateau du Théâtre de la Ville, une grande forme chorégraphique, dans un acte qui travaille en profondeur nos certitudes et nos interrogations. Après presque deux heures ardues et électriques, énorme bouffée d’air frais : tout reste à repenser en danse !


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Anne Teresa De Keersmaeker, Boris Charmatz, Amandine Beyer / Partita 2

Les ressorts intimes de la danse se sont rarement livrés avec autant de simplicité, de joie. Anne Teresa de Keersmaeker et Boris Charmatz arpentent avec espièglerie et gourmandise les architectures intérieures de la musique de Bach. Leur plaisir presque enfantin est largement communicatif, vivifiant.


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Boris Charmatz / manger

Âpre, éprouvante, obstinée, la nouvelle création de Boris Charmatz met à mal les rouages et autres conventions spectaculaires. Il peut certes y avoir des délices, tout un art exquis de la table, mais le chorégraphe s’intéresse au côté machinal, répété jusqu’à l’épuisement : humecter, lécher, mordre, déchiqueter, mâcher, avaler, encore et encore, sans trêve. De Beethoven à Sexy Sushi, des Kills à Morton Feldman, en passant par Animal Collective ou György Ligeti, un souffle se lève, embrasse à la fois, dans sa terrible amplitude, chants liturgiques et liesse des émotions primaires, emporte magistralement la pièce.


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Boris Charmatz / Danse de nuit

Boris Charmatz renoue avec l’énergie terrible des années BOCAL* où la danse prenait corps au contact du froid et de la neige à 2000 mètres d’altitude, portée à ébullition par les poèmes de Tarkos. Aujourd’hui le contexte est tout autre. La danse prend le gout du béton auquel elle se heurte, assume ses aspérités et ses brisures, se coagule en blocs opaques.


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L'art tout contre la machine #12. Jonas Mekas et la Bolex

« Il m’a fallu pratiquement quinze ans pour maîtriser ma Bolex et lui faire faire ce que je voulais vraiment, automatiquement, spontanément. Je compare cela à un saxophoniste, un musicien de jazz qui doit répéter pendant de longues années jusqu’à obtenir de l’instrument qu’il suive les mouvements les plus subtils de ses doigts. Ce serait auto-destructeur, voire stupide, de changer d’un seul coup d’instrument juste parce que quelqu’un vient d’en inventer un nouveau. Je suis quelqu’un de très occupé. Je n’ai ni le temps, ni la nécessité ni l’envie de changer d’instrument, ma Bolex. D’autant que ma Bolex est une caméra très précise qui correspond tout à fait à ma façon de filmer » (Jonas Mekas)


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L'art tout contre la machine #11. Quatre films du Grec

Structurée autour de quatre films produits par le Grec, structure de production associative fondée par Jean Rouch qui fête cette année ses 50 ans et dont la mission est d’accompagner des réalisateurs en devenir dans la production de leur premier film, cette rencontre a été l’occasion de mesurer à nouveau la plasticité des gestes liés à l’archive et au remploi d’images, dont la présence dans le cinéma contemporain est particulièrement significative. Ce que montrent ces pratiques, c’est qu’une image de cinéma, quels que soient les techniques ou les modes narratifs utilisés, se fabrique toujours à partir d’autres images, qui lui préexistent et lui permettent d'arriver.


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Enquêtes de Danièle Méaux

Enquêtes. Nouvelles formes de photographie documentaire s’efforce de penser une convergence entre les pratiques photographiques contemporaines et les sciences humaines, convergence potentiellement alimentée par des points de contact avec la démarche propre à l’enquête policière. Ces champs d’investigation, dont Danièle Méaux s’efforce de montrer à quel point ils peuvent être poreux les uns aux autres, ont en commun leur rapport à un terrain qui loin d’être indifférent aux actes qui s’y déploient, n’en n’est jamais que le résultat.


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