La carte du visible (le corps en mouvement)

Inspiré des œuvres de Peter Campus, Dor (1957) et Anamnesis (1973)


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Cinéma / Parole #35. Louis Sé

Les films de Louis Sé s'inscrivent tous dans une volonté d'explorer d'une manière inédite l'outil cinématographique. Nourrir l'animal, Ensuite, ils ont vieilli ou encore La chambrée occupent tous, selon des accents qui leurs sont propres, les zones d'indécision entre les territoires du documentaire et de la fiction, et invitent depuis cet espace à interroger notre présence aux autres et au monde, avec toute la complexité et les difficultés que cela induit souvent. 


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Meurtrière de Philippe Grandrieux

Les corps d’Unrest sont intranquilles et morcelés : sculptés dans l’expérience au moyen de résidences, saisis comme des captations sous forme de performances filmées, rendus muséaux par le dispositif de l’installation et, enfin, pour le dernier mouvement, tendus vers la fiction au moyen de la voix humaine. 


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SoixanteDixSept : Quand Rossellini filmait Beaubourg

A l’occasion du 40ème anniversaire du Centre Pompidou, un vaste programme d’expositions essaime les centres d’art partout en France. La Ferme du Buisson, le Centre Photographique d’Ile-de-France et le Frac Ile-de-France, le Château / Parc Culturel de Rentilly s’associent pour un projet curatorial dont le nom évoque à la fois l’année de l’inauguration du Centre et le département où ces institutions sont implantées : 77. La circulation des œuvres sur le territoire, au plus près des publics, ainsi qu’une véritable réflexion sur la muséographie et plus largement encore, la place de la culture dans la société sont les lignes de force de ces trois expositions complémentaires.


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Do Disturb 2017

Le souffle, la respiration, la voix, les chuchotements, les harmonies, les borborygmes, les nappes d’énergie qui s’accumulent, résonnent dans les architectures brutes du Palais de Tokyo, circulent et montent en tourbillons, les polyphonies et les interférences plus ou moins anticipées donnent la note si particulière, diffuse, s’imprégnant par capillarité, irrésistible, sensuelle et terriblement politique, enchantée, insidieuse et vitale de cette nouvelle édition DO DISTURB, dont Vittoria Matarrese assure le commissariat général.


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Antonija Livingstone & Nadia Lauro : Etudes hérétiques

Bleu. Bleu à la fois intense, léger et lumineux. Bleu qui dissout les frontières entre le plateau et les gradins, bleu qui invite à le gouter, une fois ôtées les chaussures, à travers ses appuis, comme une sensation physique irriguant le corps jusqu’au lâcher prise. Bleu où plonger et se fondre pour mieux accueillir les propositions subtiles d’Antonija Livingstone et Nadia Lauro.


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Yaïr Barelli: Sur l’interprétation – titre de l’instant

« Une personne sure d’elle, un volcan, une vague, l’amour, la joie, un charme irrésistible,  quelqu’un qui a payé sa place »  … l’entrée de chaque spectateur est accueillie par un présage, un constat, une supputation, placée sous le signe d’une « formule magique ». 


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La Ribot : Another Distinguée

Etres insaisissables enveloppés par l'obscurité, grands fauves aux désirs inassouvis qui rodent au plus près des spectateurs dans la nuit du plateau, La Ribot et ses deux compagnons, Juan Loriente et Thami Manekehla, mènent une puissante virée sombre. Another Distinguée charrie quelque chose d’épais, de tranchant, de volontairement insoluble.


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Fondation Kadist : Recouvrir, ensabler, copier, traduire, restituer

Du Mexique au Philippines en passant par Londres, Athènes ou encore la Syrie, les artistes réunis par Emilie Villez et Sophie Potelon à la Fondation Kadist s’intéressent aux multiples vies des artefacts, empruntent les outils des archéologues et des historiens, engagent des recherches qui déplient les différentes temporalités à l’œuvre au fil des parcours de ces objets témoins. Les écarts se montrent prodigieusement fertiles entre l’impassibilité des marbres et l’immédiateté du geste chorégraphique, entre l’urgence furtive des slogans inscrits à même les murs d’une capitale et la stabilité harmonieuse des cités utopiques imaginées à la Renaissance, entre le silence protecteur des sables du désert et la fulgurance de la furie destructrice d’un conflit armé. En creux se dessinent des métamorphoses physiques, des circulations sémantiques et juridiques, des rapports de forces – à la fois symboliques, matériels et géostratégiques – terriblement actuels.   

 

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Malika Djardi : Horion

La langue claque dans la bouche, les cuisses claquent contre la dalle de béton brut, les baguettes claquent sur les membranes de caisse claire. Mené avec espièglerie, frénétiquement, Horion multiplie les coups. Empruntant à tour de rôles aux codes des films de genre, à l’exotisme et à la déconstruction, différents imaginaires se heurtent allégrement dans la création de Malika Djardi.


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