The Stanley Parable de Davey Wreden et William Pugh

The Stanley Parable est un walking simulator dans lequel le joueur incarne un employé de bureau qui se retrouve seul dans le bâtiment. La narration du jeu vise à conduire le joueur à travers les différentes pièces de l’immeuble afin de trouver une réponse à la disparition du personnel. La voix du narrateur nous guide à travers les lieux. Cependant il est donné la possibilité au joueur de ne pas suivre les consignes et directions qui lui sont données.


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L'Art et les formes de la nature #7. Etienne de France

Étienne de France est un artiste qui développe une pratique pluridisciplinaire, touchant aussi bien à l’installation qu’à la sculpture, au dessin ou à la vidéo. Les questions relatives à la nature et au paysage sont centrales dans son travail, et ce, dès ses premières explorations plastiques. Ses premiers travaux articulent ainsi la question des cultures humaines et animales, autour de la question de la communication et des signes. En 2012-2013, ses recherches s’orientent vers une interrogation de la dimension politique des paysages, lieux de lutte dans lesquels sont engagés des peuples autochtones. Le paysage est aussi appréhendé comme espace de résilience, d’imagination et de résistance. Comment travailler avec ces paysages, chargés en termes d’histoire, de traces et de combats à mener pour préserver des formes de vie ?


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L'Art et les formes de la nature #6. Jeremy Gravayat

A Lua Platz (2018) de Jeremy Gravayat, dont le titre signifie « prendre place » en roumain, en donnant lui-même la première place à des familles roumaines qui ont vécu dans le bidonville du Samaritain à La Courneuve entre 2008 et 2015, s’inscrit dans une frange de l’histoire du cinéma qui a pris pour motif et sujet les bidonvilles. Depuis trente ans cette histoire filmique a particulièrement accompagné les familles roms et roumaines dans leur circulation pendulaire et leur mouvement migratoire entre Europe de l’Est et la France.


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Jusqu'à l'incandescence

Autour du film Incandescence des Hyènes (2020) de Nicolas Matos Ichaso

In girum imus nocte et consumimur igni. Ou : « Nous tournoyons dans la nuit et nous avons été consumés par le feu ». Mais en traduisant on perd le jeu circulaire du palindrome latin, qui retourne sur lui-même en recomposant dans le deux sens une même phrase. Ce vers pourrait suffire – cela serait assez pour résumer ton premier film, Nicolas, présenté enfin au Cinéma du Réel après avoir été colporté entre l’Ethiopie et Saint Etienne pendant 8 ans, par une patience têtue. Le film d’un noir labyrinthique dans lequel on erre à la recherche des braises où s’affairent les forgerons de Harar.

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Incandescence des hyènes de Nicolas Matos Ichaso sera présenté en première mondiale dans le cadre du festival Cinéma du réel, les 20 et 21 mars prochain. Plus d'infos sur le site du festival : https://www.cinemadureel.org/film/incandescence-des-hyenes/


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Céline Cadaureille / Face à face. Exposition du plâtre au grès

Des langues avides, charnues, sensuelles, grimpent sur son buste, en ravalent la figure. Antonia (36 av. J.C. – 37 ap. J.C.), fille de l’empereur Marc-Antoine, dont le portrait en marbre, retrouvé à Naples, s’expose désormais dans les collections du British Museum, subit l’assaut proliférant de ce détail anatomique, qui occulte dans un geste invasif les proportions harmonieuses du visage, les tresses savantes de la chevelure, ce bout de sein dévoilé par le tissu léger de sa tunique... Est-elle victime de la charge érotique qu’elle véhicule ? Ou, au contraire, s’approprie-t-elle complètement la sphère sémantique et sensorielle de ces attributs, fascinante idole païenne, plante carnivore splendide et monstrueuse, en triomphante éclosion, nourrie par la sève de tant d’amours charnels ? Céline Cadaureille aime l’équivoque et l’ambiguïté, maitresse parfaite de l’art d’entretenir le trouble. Ses céramiques en grès engagent un passionnant dialogue avec les bustes du Musée des Moulages de Lyon.


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L’art et les formes de la nature #5. Manon Ott et Grégory Cohen

Contre-courant

Manon Ott et Grégory Cohen articulent leur pratique du cinéma à des questions sociales, écologiques et politiques. Leurs films se nourrissent de leur parcours de recherche en sciences sociales. Suite à leurs formations respectives à la Sorbonne et à l’EHESS, ils ont tous deux suivi le Master 2 Image et Société de l’Université d’Évry Paris-Saclay, qui forme à la réalisation de films documentaires, avant de soutenir en 2019 chacun une thèse de doctorat entre sciences sociales et cinéma, recherche et création, sous la direction de Joyce Sebag, dans cette même université.


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L'Art et les formes de la nature #4. Pierre Creton

On a découvert le cinéma de Pierre Creton en 2005 alors qu’il présentait son film Secteur 545 au FID à Marseille. Il a depuis réalisé d’autres longs métrages, comme Maniquerville (2009), Va Toto ! (2017) ou Le Bel Été (2019). Sa filmographie ne se résume pas à ces longs métrages, elle est également ponctuée de courts métrages. Le Vicinal (1994) est le premier réalisé par Pierre Creton à sa sortie de l’école des Beaux-arts du Havre, alors qu’il s’établit à l’époque en pays de Caux en Normandie pour y devenir ouvrier agricole. Passer de ce premier court métrage à son dernier en date, L'Avenir le dira (2020), tous deux proposés en visionnage pour cette séance, revient à effectuer une traversée, tout autant des formes de la nature que des techniques cinématographiques qui s’en nourrissent.


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Hélène Iratchet / Roi et reine

La question du pouvoir est au cœur de la nouvelle création d’Hélène Iratchet qui conjugue cinéma et arts plastiques sur un plateau de danse pour un objet chorégraphique qui ne cache pas ses aspérités. 


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L'Art et les formes de la nature #3. Pierre Villemin

De nature en uchronie

Pierre Villemin est vidéaste. Il réalise des films depuis 1998 et enseigne à l’École Supérieure d’Art de Lorraine. En juin 2020, Pierre Villemin a mis en place Seek The Sun, un festival en ligne de cinéma expérimental. Ses œuvres et son enseignement se caractérisent par la place centrale qu’y occupe la plasticité de l’image et par un effort constant pour développer des formes filmiques qui relèvent de l’essai. Cette importance que trouve la plastique de l’image dans les films de Pierre Villemin tient sans doute au fait qu’il a été chef opérateur, dans les années 1990, avant de se consacrer à ses propres films, qu’il réalise en dehors des circuits industriels de production. Une abondante archive personnelle d’images et de documents permet à Pierre Villemin d’approcher la réalisation comme une pratique d’atelier dans laquelle la nature tient une place significative.


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L'Art et les formes de la nature #2. Stéphane Dabrowski

Stéphane Dabrowski est photographe. Sa pratique artistique personnelle s’organise essentiellement autour de l’empreinte végétale, dont il explore les dimensions plastiques au moyen de la technique de « l’anthotype ». Cette technique lui permet de travailler sur le temps qui passe, le temps de l’observation et le temps qu’il faut pour parvenir à faire une image. La série des anthotypes est née d’un effort de contemplation des végétaux, où la durée est un élément déterminant.


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