X-Event 2.6 (d'après le protocole Le goût) par Les gens d'Uterpan

Le cadre est parfaitement choisi : après un tortueux et passionnant parcours à travers l’histoire du médium photographique, les visiteurs de l’exposition imaginée par Jan Dibbets, La Boîte de Pandore, arrivent dans les dernières salles, où les procédés de cet art excèdent le cadre de la feuille de papier, poussé vers l’exploration d’une troisième dimension. Les formats sont plus grands, le champ du regard plus aéré. Pourtant des courants troubles parcourent l’espace.


Lire la suite
Festival de l'inattention

Le statut de ce texte est incertain. Il pourrait très bien s’apparenter à une fiction. Tant le rapport à l’œuvre d’art privilégié par Sophie Lapalu, dans son choix des artistes invités, est diffus, à la fois entêtant comme une ritournelle, insistant, comme un cailloux dans la chaussure (1) et furtif, mobilisant davantage le regard périphérique, l’écoute distraite, à même de se laisser happer par une invitation saugrenue, aménageant de véritables plages au hasard.


Lire la suite
CAMPING 2016

Retour sur les workshops de Xavier Le Roy et Sophie Perez.

L’énergie exubérante, orageuse est au beau fixe. Véritables bêtes de scène, les campeurs de Sophie Perez trépignent déjà derrière le rideau à moitié levé qui marque les coulisses de fortune du Point Perché au Palais de Tokyo. La déferlante qui s’en suit est phénoménale, elle ne représente qu’une infime partie de la richesse des expériences traversées pendant cette semaine de travail.


Lire la suite
Côté court, quelques notes sur le son

Si au cinéma l'attention se porte le plus souvent sur l'image, il est important de noter que le son joue à parts égales dans l'expérience audiovisuelle. Outre l'importance accordée à la musique dont témoignent les "Soirées (A)live", certains des films vus (et entendus, ou "audio-vus" pour parler comme Michel Chion) au Festival Côté Court cette année présentent un travail sonore particulièrement intéressant. 

 


Lire la suite
La création cinéma d'Alain Bergala

Recueil de textes écrits sur une période couvrant plus de 25 ans, La création cinéma d'Alain Begarla se propose d'envisager le film comme geste de création, selon un paradigme qui en plusieurs endroits tend à identifier le cinéaste à une sorte de démiurge, ce qui est au premier abord assez déroutant. S'il est tout à fait louable et généreux d'envisager le cinéma comme un art comparable à la peinture, et donc le cinéaste comme un artiste de plein droit, la comparaison devient problématique quand les acteurs et interprètes sont eux-mêmes pensés comme ses modèles et créatures, ce dernier terme sonnant ici avec beaucoup d'étrangeté. 


Lire la suite
Cinéma / Parole #27. Pierre Weiss

"Or, entre croire ou s'imaginer il y a cette différence : que quelque fois celui qui croit, sent qu'il ne comprend pas ce qu'il croit, bien qu'il n'ait aucun doute sur la chose qu'il sait qu'il ne comprend pas, si toutefois il la croit avec une pleine conviction ; tandis que celui qui s'imagine, pense savoir ce qu'il ignore complètement" (Saint-Augustin, Sur le mensonge).


Lire la suite
Raoul Ruiz, le magicien de Guy Scarpetta et Benoît Peeters

Raoul Ruiz, le magicien est le dernier ouvrage paru à ce jour sur le cinéaste chilien décédé il y a quelques années déjà, dont l'œuvre reste encore comme un continent largement inexploré, à demi fantomatique. Il se compose de trois parties : la première est un entretien entre Ruiz et son ami et collaborateur occasionnel Benoît Peeters (il fut co-scénariste du film La chouette aveugle et collabora aussi à la bande dessinée Le transpatagonien), qui s'entretient également avec le veuve du cinéaste, Valeria Sarmiento; la seconde rassemble des critiques écrites par Guy Scarpetta sur certains des jalons de la vaste filmographie ruizienne, et la dernière recueille des propos de comédiens.


Lire la suite
Lifeguard de Benoît Lachambre

Une intensité paisible monte dans le studio de l’Atelier de Paris, investit les corps, fait vibrer l’espace. Rien ne la laissait présager, alors que les spectateurs quittaient leurs chaussures de ville et s’aventuraient sur le tapis de danse. D’entrée de jeu, Benoît Lachambre met en partage les questions qui le travaillent : l’adresse, le mouvement empathique, l’affect, le lien, ce qui chorégraphie. La forme interpersonnelle, diffuse, du syntagme opère déjà un déplacement, alerte les sens, engage vers d’autres manières d’envisager les forces en présence.


Lire la suite
Le sens

Jérôme Alexandre, avec qui nous organisons le séminaire Cinéma / Parole au Collège des Bernardins, nous adresse ce texte, un court manifeste sur le supposé sens de l'œuvre d'art. Là contre, l'auteur affirme que l'œuvre se reconnaît à ce qu'elle ne se donne jamais à comprendre, mais simplement, entre beauté et séduction, à rencontrer.


Lire la suite
Marcher Camper Flotter / Think Think Think

Imaginer trois journées de réflexion et de partage des pratiques qui se soustraient à l’impératif spectaculaire, infiltrent le tissu urbain, organisent des circulations, activent l’imaginaire sensoriel et architectural, recomposent des écosystèmes ouverts, nourris par des gestes spéculatifs – Marcher Camper Flotter resitue les enjeux de la performance dans des dynamiques de décentrement salutaires.

 

Lire la suite