Ouvrir l'image

Quelques films vus au festival Côté Court cette année proposent une expérience du cinéma comme image ouverte. Cette ouverture passe une corporétité de l'image comme mode d'incarnation et réfléchit sur l'origine en infléchissant le temps. Dans l'image ouverte, l'esprit se fait chair et la vision toucher : elle est la blessure ou la caresse du réel, l'altérité qui nous altère.


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Côté nouveaux médias : La Colonie

Le 29 mai, nous étions à La Colonie, pour présenter le projet d'ouverture aux formes émergentes du Festival Côté court. Pascale Cassagnau et la plupart des artistes programmés dans le cadre du projet curatorial intitulé "Effractions", sont venus échanger sur leurs pratiques respectives.


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Cinéma / Parole #36. Jacques Perconte

La pratique de Jacques Perconte est ouverte à la forme du paysage, et développe une dramatique qui se joue toujours dans des tensions chromatiques. La question qui inquiète Jacques Perconte est la suivante : comment dépasser cette dimension technique, somme toute assez banale, pour ressaisir la machine dans un travail personnel et singulier, où vient précisément s'abolir et disparaitre la technique en tant que telle. A cet égard, il est significatif que lorsqu'il réalise un film, Jacques Perconte commence toujours par le déplier et le dérouler, avant de n'y appliquer les effets de compression qui viendront transformer ce travail de montage. 


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Gil de Eva Giolo

« Vous aurez beau rapprocher à l’infini deux instants ou deux positions, le mouvement se fera toujours dans l’intervalle entre les deux, donc derrière votre dos » (Gilles Deleuze, Cinéma 1. L’image-mouvement).

Un nom. Des yeux.

Tout commence ici, dans cet intervalle incompressible qui s’annonce par le texte dès les premiers instants. La distance est écrite et le mouvement de fouille s’attrape dans son processus, commence et fini hors-champ. C’est une vague intime qui roule jusqu’à nous, mais s’en ira. Et seule l’écume en restera, assez pour en faire des mots.


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La carte du visible (le corps en mouvement)

Inspiré des œuvres de Peter Campus, Dor (1957) et Anamnesis (1973)


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Cinéma / Parole #35. Louis Sé

Les films de Louis Sé s'inscrivent tous dans une volonté d'explorer d'une manière inédite l'outil cinématographique. Nourrir l'animal, Ensuite, ils ont vieilli ou encore La chambrée occupent tous, selon des accents qui leurs sont propres, les zones d'indécision entre les territoires du documentaire et de la fiction, et invitent depuis cet espace à interroger notre présence aux autres et au monde, avec toute la complexité et les difficultés que cela induit souvent. 


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Meurtrière de Philippe Grandrieux

Les corps d’Unrest sont intranquilles et morcelés : sculptés dans l’expérience au moyen de résidences, saisis comme des captations sous forme de performances filmées, rendus muséaux par le dispositif de l’installation et, enfin, pour le dernier mouvement, tendus vers la fiction au moyen de la voix humaine. 


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SoixanteDixSept : Quand Rossellini filmait Beaubourg

A l’occasion du 40ème anniversaire du Centre Pompidou, un vaste programme d’expositions essaime les centres d’art partout en France. La Ferme du Buisson, le Centre Photographique d’Ile-de-France et le Frac Ile-de-France, le Château / Parc Culturel de Rentilly s’associent pour un projet curatorial dont le nom évoque à la fois l’année de l’inauguration du Centre et le département où ces institutions sont implantées : 77. La circulation des œuvres sur le territoire, au plus près des publics, ainsi qu’une véritable réflexion sur la muséographie et plus largement encore, la place de la culture dans la société sont les lignes de force de ces trois expositions complémentaires.


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Do Disturb 2017

Le souffle, la respiration, la voix, les chuchotements, les harmonies, les borborygmes, les nappes d’énergie qui s’accumulent, résonnent dans les architectures brutes du Palais de Tokyo, circulent et montent en tourbillons, les polyphonies et les interférences plus ou moins anticipées donnent la note si particulière, diffuse, s’imprégnant par capillarité, irrésistible, sensuelle et terriblement politique, enchantée, insidieuse et vitale de cette nouvelle édition DO DISTURB, dont Vittoria Matarrese assure le commissariat général.


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Antonija Livingstone & Nadia Lauro : Etudes hérétiques

Bleu. Bleu à la fois intense, léger et lumineux. Bleu qui dissout les frontières entre le plateau et les gradins, bleu qui invite à le gouter, une fois ôtées les chaussures, à travers ses appuis, comme une sensation physique irriguant le corps jusqu’au lâcher prise. Bleu où plonger et se fondre pour mieux accueillir les propositions subtiles d’Antonija Livingstone et Nadia Lauro.


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