Christian Rizzo / une maison

Une écriture finement ciselée, à la puissance impérieuse du théorème, qui néanmoins respire, laisse suinter la vie, le désir, la fragilité aussi, rend pleine l'absence, aménage des entrelacs et approche la manière que seule la vie a de reconfigurer sans cesse les choses. Des interprètes époustouflants. une maison pour accueillir, sous les constellations montantes, précipités dans l'instant de la danse, passé et avenir.


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Extension sauvage 2016

La 5ème édition vient de commencer. Quelque chose d’à la fois intime et démesuré vient d’avoir lieu dans la plaine. Le lendemain, dans les jardins du Château de la Ballue, dans l’écrin privilégie du bois de bouleaux, cette rencontre acquiert une toute autre texture, elle nous apparaît secrète, presque magique, sensuelle.


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Extension sauvage 2014

Jouer à se perdre dans les jardins du Château de la Ballue, se retrouver dans son délicieux Théâtre de verdure, s’enfoncer dans la forêt, plus loin encore que l’année précédente, tout près d’un étang, à la tombée de la nuit, pour des projections de films rares, se laisser saisir enfin par des propositions performatives fortes qui bousculent et enrichissent immanquablement l’idée de paysage. La fin juin était décidément placée sous le signe d’Extension sauvage.


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La Ribot / Entretien autour de Llamame mariachi

Avec Llamame mariachi, La Ribot approfondit sa réflexion sur le mouvement par le biais de la vidéo. Dans la lignée des Pièces Distinguées, la chorégraphe espagnole provoque les genres et expérimente de nouvelles formes, dans une versatilité intarissable, source renouvelée de création.


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La Ribot / Laughing Hole

Mercredi 1er avril au Centre Pompidou : les salles de l’Espace 315 résonnent d’éclats de rire, les murs sont placardés de panneaux placés à hauteur d’homme — en l’occurrence de femmes, qui poursuivent leurs va-et-vient sur un sol où ont été déversés 900 cartons.


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Loïc Touzé / FANFARE

Danser portes et fenêtres ouvertes, laisser la lumière du jour percer sur le plateau. L’été, en ce début de soirée, remplit l’espace. La canopée verdoyante qui entoure l’Atelier de Paris, ses frémissements, le chant des oiseaux à cette heure magique où la chaleur commence à retomber, constituent le paysage sensible de cette FANFARE. Les courants d’air opèrent une subtile mise en mouvement. Il y va d’un réveil des sens : tactilité et écoute s’activent pour saisir la musicalité secrète qui irrigue les configurations mouvantes se déployant sur le plateau.


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Christian Rizzo / Ad Noctum

Plonger, à l’heure tardive, secrète, fuyante, Ad Noctum, dans la musicalité trouble de cette traversée gorgée de rêveries et d’apparitions, à laquelle nous intime Christian Rizzo. Se laisser emporter par cette danse simple, de commencement et de fin du monde, tournoyante, alors que le sol n’a de cesse de se dérober sous ses pas.


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Christian Rizzo / D'après une histoire vraie

Fabien Almakiewicz, Yaïr Barelli, Massimo Fusco, Miguel Garcia Llorens, Pep Garrigues, Kerem Gelebek, Filipe Lourenço, Roberto Martinez. Ils mènent la ronde explosive de Christian Rizzo : les gestes sont simples, vont à l’essentiel, l’approche est patiente, inclusive, généreuse, l’énergie qui s’en dégage, énorme !


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Boris Charmatz et Dimitri Chamblas / A bras le corps

Avant de donner son nom au projet éditorial dont cette revue est une déclinaison parmi d’autres, A bras le corps est le titre d’une pièce de danse mythique, un morceau de bravoure, porté par une virtuosité qui rivalise avec les Capricci de Nicollo Paganini, tout en s’en nourrissant. Puissamment vivante à travers l’épaisseur historique qui est devenue la sienne, cette création engrange des fulgurances permettant un aperçu de l’intensité des énergies mobilisées, maintenues à l’état de potentialités, préfigurant la décharge, terrible, sans cesse recommencée.


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Boris Charmatz / 50 ans de danse

Fidèle à l’intérêt dont il témoigne pour la question de l’archive, de l’histoire et des partitions, Boris Charmatz propose un audacieux pari : la ligne est ténue entre le pastiche, le fake Cunningham, et la création. Plus que d’une pièce, il y va d’une recherche, d’un parcours à travers l’œuvre d’une vie et d’une mise à l’épreuve de quelques uns de ses principes fondamentaux : les procédés aléatoires pour chorégraphier, les relations à la musique et aux images.


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