Extension sauvage 2014

Jouer à se perdre dans les jardins du Château de la Ballue, se retrouver dans son délicieux Théâtre de verdure, s’enfoncer dans la forêt, plus loin encore que l’année précédente, tout près d’un étang, à la tombée de la nuit, pour des projections de films rares, se laisser saisir enfin par des propositions performatives fortes qui bousculent et enrichissent immanquablement l’idée de paysage. La fin juin était décidément placée sous le signe d’Extension sauvage.


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La Ribot / Entretien autour de Llamame mariachi

Avec Llamame mariachi, La Ribot approfondit sa réflexion sur le mouvement par le biais de la vidéo. Dans la lignée des Pièces Distinguées, la chorégraphe espagnole provoque les genres et expérimente de nouvelles formes, dans une versatilité intarissable, source renouvelée de création.


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La Ribot / Laughing Hole

Mercredi 1er avril au Centre Pompidou : les salles de l’Espace 315 résonnent d’éclats de rire, les murs sont placardés de panneaux placés à hauteur d’homme — en l’occurrence de femmes, qui poursuivent leurs va-et-vient sur un sol où ont été déversés 900 cartons.


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Loïc Touzé / FANFARE

Danser portes et fenêtres ouvertes, laisser la lumière du jour percer sur le plateau. L’été, en ce début de soirée, remplit l’espace. La canopée verdoyante qui entoure l’Atelier de Paris, ses frémissements, le chant des oiseaux à cette heure magique où la chaleur commence à retomber, constituent le paysage sensible de cette FANFARE. Les courants d’air opèrent une subtile mise en mouvement. Il y va d’un réveil des sens : tactilité et écoute s’activent pour saisir la musicalité secrète qui irrigue les configurations mouvantes se déployant sur le plateau.


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Christian Rizzo / Ad Noctum

Plonger, à l’heure tardive, secrète, fuyante, Ad Noctum, dans la musicalité trouble de cette traversée gorgée de rêveries et d’apparitions, à laquelle nous intime Christian Rizzo. Se laisser emporter par cette danse simple, de commencement et de fin du monde, tournoyante, alors que le sol n’a de cesse de se dérober sous ses pas.


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Christian Rizzo / D'après une histoire vraie

Fabien Almakiewicz, Yaïr Barelli, Massimo Fusco, Miguel Garcia Llorens, Pep Garrigues, Kerem Gelebek, Filipe Lourenço, Roberto Martinez. Ils mènent la ronde explosive de Christian Rizzo : les gestes sont simples, vont à l’essentiel, l’approche est patiente, inclusive, généreuse, l’énergie qui s’en dégage, énorme !


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Boris Charmatz et Dimitri Chamblas / A bras le corps

Avant de donner son nom au projet éditorial dont cette revue est une déclinaison parmi d’autres, A bras le corps est le titre d’une pièce de danse mythique, un morceau de bravoure, porté par une virtuosité qui rivalise avec les Capricci de Nicollo Paganini, tout en s’en nourrissant. Puissamment vivante à travers l’épaisseur historique qui est devenue la sienne, cette création engrange des fulgurances permettant un aperçu de l’intensité des énergies mobilisées, maintenues à l’état de potentialités, préfigurant la décharge, terrible, sans cesse recommencée.


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Boris Charmatz / 50 ans de danse

Fidèle à l’intérêt dont il témoigne pour la question de l’archive, de l’histoire et des partitions, Boris Charmatz propose un audacieux pari : la ligne est ténue entre le pastiche, le fake Cunningham, et la création. Plus que d’une pièce, il y va d’une recherche, d’un parcours à travers l’œuvre d’une vie et d’une mise à l’épreuve de quelques uns de ses principes fondamentaux : les procédés aléatoires pour chorégraphier, les relations à la musique et aux images.


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Boris Charmatz / Flip book / Roman photo

Vêtus d'académiques aux couleurs bien acidulées, amateurs et danseurs professionnels partagent le plateau avec une énergie jubilatoire. Le format est ludique, le plaisir de danse communicatif. Roman photo, une expérience à vivre !


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Boris Charmatz / Entretien

Danseur et chorégraphe, directeur du Musée de la danse à Rennes, Boris Charmatz interprétait en janvier 2014, aux côtés de Franck Willems, la pièce de Tino Sehgal, sans titre (2000), dans le cadre de la programmation Spectacle Vivant du Centre Pompidou. Au fil de la discussion avec Smaranda Olcèse-Trifan, il revient sur ses connivences artistiques avec le lauréat du Lion d’or à la Biennale de Venise en 2013, sur les dernières évolutions dans le champs des arts plastiques de plus en plus permissif à l’irruption du vivant, enfin sur les projets à court et moyen terme du Musée de la danse.


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