L'Art et les formes de la nature #7. Etienne de France

Étienne de France est un artiste qui développe une pratique pluridisciplinaire, touchant aussi bien à l’installation qu’à la sculpture, au dessin ou à la vidéo. Les questions relatives à la nature et au paysage sont centrales dans son travail, et ce, dès ses premières explorations plastiques. Ses premiers travaux articulent ainsi la question des cultures humaines et animales, autour de la question de la communication et des signes. En 2012-2013, ses recherches s’orientent vers une interrogation de la dimension politique des paysages, lieux de lutte dans lesquels sont engagés des peuples autochtones. Le paysage est aussi appréhendé comme espace de résilience, d’imagination et de résistance. Comment travailler avec ces paysages, chargés en termes d’histoire, de traces et de combats à mener pour préserver des formes de vie ?


Lire la suite
L'Art et les formes de la nature #6. Jeremy Gravayat

A Lua Platz (2018) de Jeremy Gravayat, dont le titre signifie « prendre place » en roumain, en donnant lui-même la première place à des familles roumaines qui ont vécu dans le bidonville du Samaritain à La Courneuve entre 2008 et 2015, s’inscrit dans une frange de l’histoire du cinéma qui a pris pour motif et sujet les bidonvilles. Depuis trente ans cette histoire filmique a particulièrement accompagné les familles roms et roumaines dans leur circulation pendulaire et leur mouvement migratoire entre Europe de l’Est et la France.


Lire la suite
L’art et les formes de la nature #5. Manon Ott et Grégory Cohen

Contre-courant

Manon Ott et Grégory Cohen articulent leur pratique du cinéma à des questions sociales, écologiques et politiques. Leurs films se nourrissent de leur parcours de recherche en sciences sociales. Suite à leurs formations respectives à la Sorbonne et à l’EHESS, ils ont tous deux suivi le Master 2 Image et Société de l’Université d’Évry Paris-Saclay, qui forme à la réalisation de films documentaires, avant de soutenir en 2019 chacun une thèse de doctorat entre sciences sociales et cinéma, recherche et création, sous la direction de Joyce Sebag, dans cette même université.


Lire la suite
L'Art et les formes de la nature #4. Pierre Creton

On a découvert le cinéma de Pierre Creton en 2005 alors qu’il présentait son film Secteur 545 au FID à Marseille. Il a depuis réalisé d’autres longs métrages, comme Maniquerville (2009), Va Toto ! (2017) ou Le Bel Été (2019). Sa filmographie ne se résume pas à ces longs métrages, elle est également ponctuée de courts métrages. Le Vicinal (1994) est le premier réalisé par Pierre Creton à sa sortie de l’école des Beaux-arts du Havre, alors qu’il s’établit à l’époque en pays de Caux en Normandie pour y devenir ouvrier agricole. Passer de ce premier court métrage à son dernier en date, L'Avenir le dira (2020), tous deux proposés en visionnage pour cette séance, revient à effectuer une traversée, tout autant des formes de la nature que des techniques cinématographiques qui s’en nourrissent.


Lire la suite
L'Art et les formes de la nature #3. Pierre Villemin

De nature en uchronie

Pierre Villemin est vidéaste. Il réalise des films depuis 1998 et enseigne à l’École Supérieure d’Art de Lorraine. En juin 2020, Pierre Villemin a mis en place Seek The Sun, un festival en ligne de cinéma expérimental. Ses œuvres et son enseignement se caractérisent par la place centrale qu’y occupe la plasticité de l’image et par un effort constant pour développer des formes filmiques qui relèvent de l’essai. Cette importance que trouve la plastique de l’image dans les films de Pierre Villemin tient sans doute au fait qu’il a été chef opérateur, dans les années 1990, avant de se consacrer à ses propres films, qu’il réalise en dehors des circuits industriels de production. Une abondante archive personnelle d’images et de documents permet à Pierre Villemin d’approcher la réalisation comme une pratique d’atelier dans laquelle la nature tient une place significative.


Lire la suite
L'Art et les formes de la nature #1. Marylène Negro

3 visages en somme se présente comme une trilogie réalisée à partir d’archives familiales conservées à la Cinémathèque de Saint-Etienne. Cette œuvre de Marylène Negro nous rappelle qu’il n’y a pas de film qui ne soit, d’une manière ou d’une autre, confronté à la nature et qui ne pose, par son contenu même, la question de l’impensé des images.


Lire la suite