La création cinéma d'Alain Bergala

Recueil de textes écrits sur une période couvrant plus de 25 ans, La création cinéma d'Alain Begarla se propose d'envisager le film comme geste de création, selon un paradigme qui en plusieurs endroits tend à identifier le cinéaste à une sorte de démiurge, ce qui est au premier abord assez déroutant. S'il est tout à fait louable et généreux d'envisager le cinéma comme un art comparable à la peinture, et donc le cinéaste comme un artiste de plein droit, la comparaison devient problématique quand les acteurs et interprètes sont eux-mêmes pensés comme ses modèles et créatures, ce dernier terme sonnant ici avec beaucoup d'étrangeté. 


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Raoul Ruiz, le magicien de Guy Scarpetta et Benoît Peeters

Raoul Ruiz, le magicien est le dernier ouvrage paru à ce jour sur le cinéaste chilien décédé il y a quelques années déjà, dont l'œuvre reste encore comme un continent largement inexploré, à demi fantomatique. Il se compose de trois parties : la première est un entretien entre Ruiz et son ami et collaborateur occasionnel Benoît Peeters (il fut co-scénariste du film La chouette aveugle et collabora aussi à la bande dessinée Le transpatagonien), qui s'entretient également avec le veuve du cinéaste, Valeria Sarmiento; la seconde rassemble des critiques écrites par Guy Scarpetta sur certains des jalons de la vaste filmographie ruizienne, et la dernière recueille des propos de comédiens.


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La vision partielle de Pascal Bonitzer

La vision partielle rassemble une trentaine de textes, publiés par Pascal Bonizer dans les Cahiers du cinéma dans les années 70 (et 80 pour certains), à une époque où les films s'appréhendent politiquement et sont perçus par l'idéologie qu'ils impliquent. Ce terme d'idéologie revient du reste très souvent sous la plume de Pascal Bonitzer. La critique se présente conjointement comme une pensée du cinéma — qui manque cruellement à une certaine critique contemporaine, qui peut écrire sur un film sans évoquer jamais les notions de plan, d'image, de montage — et comme une prise de position sur un territoire culturel qui rejoue la grande partition bourgeoisie / prolétariat à partir de laquelle le monde s'est laissé percevoir pendant de longues années. 


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Montage, 'la seule invention du cinéma' de Jacques Aumont

Le livre de Jacques Aumont ouvre son cheminement par une remarque de Niels Bohr, selon laquelle il peut volontiers croire toutes les péripéties rocambolesques qu'un western vient mettre en oeuvre, mais difficilement qu'un opérateur ait été là systématiquement pour en être le témoin et les enregistrer.


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Ecrits sur l'art de Philippe Lacoue-Labarthe

Pour la plupart écrits de circonstance, pour accompagner expositions ou monographies, les textes rassemblés dans le recueil Ecrits sur l’art de Philippe Lacoue-Labarthe ont une facture singulière. C’est qu’ils répondent dans leur forme même à la signature, toujours unique, des gestes dont ils cherchent à comprendre le sens. A cet égard, que cette collection de textes sur les arts visuels, peinture et photographie essentiellement, s’ouvre à la rencontre d’Urs Lüthi et interroge sa pratique de l’autoportrait pour mettre en évidence la dimension allographique qu’elle ouvre n’est pas anodin.


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Géo-photographies de Danièle Méaux

L'ouvrage de Danièle Méaux propose, à partir de plusieurs travaux de photographes contemporains, dont certains sont issus de commandes publiques, de méditer, à travers le geste photographique et la question paysagère, la manière que nous avons d'habiter les différents espaces qui nous entoure, ce qui est révélateur tout à la fois du regard que nous pouvons porter sur eux et de nos capacités à les transformer.


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Jeux sérieux

Placés sous les signes conjoints de Michel de Montaigne et de Theodor W. Adorno, les textes rassemblés dans Jeu sérieux, Cinéma et art contemporains transforment l'essai interrogent les figures multiples et mobiles que peut prendre l'essai, littéraire ou cinématographique, qui a en propre de se réinventer constamment, à chaque fois qu'il est mis en oeuvre, parce qu'il est une forme précisément. 


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Le cri de la poupée de Véronique Bergen

Il appartient à tout cri de pouvoir s'inscrire tour à tour dans l'expression d'une jouissance charnelle et dans le mouvement d'une longue agonie. Cette ambivalence caractérise le texte de Véronique Bergen, Le cri de la poupée, qui se donne comme une évocation fictionnalisée de la vie d'Unica Zurn, peintre et écrivaine allemande proche des surréalistes qui a traversé le 20e siècle, exposée de manière irréversible et à son corps défendant à sa période la plus trouble. 


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Vive le cinématographe de Rudolf di Stefano

Vive le cinématographe ! de Rudolf di Stefano propose un cheminement singulier à travers le cinéma, moins comme objet que comme pratique, qui se tient devant nous, et qui, selon qu'elle s'actualise dans un sens ou dans un autre, voit les possibilités de progresser vers ce qu'elle a en propre s'ouvrir ou se fermer. Dans ce mouvement, de protestation et d'espérance mêlées, Rudolf di Stefano pose trois jalons, considérables pour l'histoire du cinéma, à partir desquels sa pensée, qui s'extériorise dans des phrases brèves, souvent jetées, presque comme des interjections, se découvre à elle-même : Robert Bresson, Jean-Luc Godard ensuite, Jean-Marie Straub et Danièle Huilet enfin. Trois cinéastes qui ont cherché des formes que le cinéma seul pourrait produire. 


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La parole perdue et retrouvée de Marc Scialom

Avec La parole perdue et retrouvée de Marc Scialom, les Editions commune poursuivent ce travail précieux entre tous d'exhumation, et d'une certaine manière, au gré d'efforts constants, de constitution d'un patrimoine du cinéma engagé. Le paradoxe, c'est que Lettre à la prison est tombé dans l'oubli, entre autres motifs, pour avoir été finalement  trop peu militant aux yeux de Chris Marker, qui, après avoir prêté à Marc Scialom la caméra lui permettant de tourner, ne lui a pas donné l'appui nécessaire pour que l'aventure du film soit sanctionnée par sa diffusion en salle, ce qui aurait sans doute permis à son auteur de poursuivre ce vieux rêve qu'il avait de devenir cinéaste.


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